Ces jeux qui...décoiffent

 

Jouer avec le vent ? Les jeunes sont pour ! Surtout depuis que le cerf-volant se décline à l’infini, donnant naissance à des disciplines aussi amusantes que captivantes : cerf-volant de combat, kitesurf, kiteroller… Il ne s’agit plus seulement de « faire voler » mais d’être aérotracté. Les amateurs de sensations fortes trouveront de quoi s’occuper durant l’été…

 

 

En l’air…

 

Pas d’été sans cerf-volant ! Une discipline abordable par tous, économique et qui recèle des pratiques sportives insoupçonnées...

 

Parmi elles, le cerf-volant de combat. Il se joue à l’aide d’un cerf-volant traditionnel mono fil, en toile très fine. L’enjeu ? Couper le fil de son adversaire. Un challenge attrayant et sans danger qui plaît particulièrement aux jeunes. « Cela demande une bonne condition physique, de la concentration, de la souplesse, beaucoup de vitesse…et de la rapidité d’esprit », affirme Ludovic Petit, professeur de cerf-volant de combat du club Dragons du ciel. Un bon moyen pour les adolescents d’évacuer un certain trop plein d’énergie… « On se défoule dans le ciel, s’amuse Cyril, 12 ans. « C’est un peu comme un art martial, mais avec des attaques et  des esquives aériennes ! »

 

L’acrobatique, lui, se pratique seul ou à plusieurs, en extérieur ou en salle. Très physique, il a pour but de réaliser des figures dans l’espace. « C’est très plaisant, explique la spécialiste de la Fédération française de vol libre (FFVL), les jeunes réalisent des compositions sur support musical ». Le walkman sur les oreilles, on enchaîne en musique des figures « freestyle ».

 

On trouve enfin le cerf-volant de vitesse qui est court et nerveux ainsi que le statique, plus artistique, dont « le principe est d’accrocher comme une toile dans le ciel », comme le précise la FFVL qui rassemble ces disciplines.

 

 

A terre…

 

Une autre catégorie étonnante est apparue: les objets du vent.

Girouettes, bannières et autres objets de récupération tournant sur eux-mêmes…avec un peu d’imagination et de patience, tout devient outil de jeu !

De nombreux « couloirs du vent » fleurissent depuis trois ans dans les grands rassemblements dédiés au vent (Fête du Vent, Championnat de France du cerf-volant..). Ils sont animés par des clubs de passionnés qui sont sans limite d’âge…

 

Kite…etc

 

Dans les années 1980, quelques pionniers découvraient qu’agrippé à un cerf-volant (kite en anglais), on pouvait glisser, pieds nus, sur le sable dur. Depuis, tout ce qui peut rouler ou glisser, tracté par un cerf-volant, devient une nouvelle discipline de kite.

 

Les disciplines qui roulent.

- Le buggykite (« char à cerf-volant »), se pratique assis ou allongé sur un châssis équipé de trois roues.

- Le kiteroller, très physique, demande une bonne maîtrise des rollers et de la voile.

- Le mountainboard permet d’être tracté sur une planche de type skateboard à grosses roues.

- Le’ kitewing se pratique sur toutes surfaces avec tous types de matériel (skate, roller…) à l’aide d’une aile semblable à celle d’un delta.

 

« Quand on est habitué à faire du roller ou du skate, précise Adrien, 15 ans, ces sports ne sont pas difficiles d’accès. On apprend à manier la voile, le reste suit… »

Un bémol : rares sont les écoles qui proposent ces sports, car très peu d’entre elles ont accès à des plages de sable dur. Ces activités se font en majorité par auto apprentissage.

 

Les disciplines qui glissent.

Le snowkite nécessite des conditions très particulières : neige, mais aussi soleil et vent, ainsi qu’un espace disponible et suffisamment plat pour que le snowkiter puisse réaliser ses figures improvisées.

 

 

 

Sur l’eau…

 

Ludique et extrême, le kitesurf est la discipline la plus appréciée par les jeunes, à égalité avec le cerf-volant. Né de l’association d’une planche de surf et d’un cerf-volant, ce sport fait des ravages et séduit tous les publics.

Introduit en France il y a vingt ans par les frères Legaignoux, il fut amélioré en 1995 par Manu Bertin, trois fois vice champion du monde en planche à voile de vitesse.

 

Témoignage

« Le kite procure de nouvelles sensations », affirme Xavier, néophyte, qui avait plutôt l’habitude de pratiquer la planche à voile.  « Les deux sports sont complémentaires : quand le vent n’est pas propice à la planche, on s’éclate en kite ! Et puis le matériel est beaucoup moins encombrant : un sac pour la voile et la planche sous le bras, rien à voir avec la planche ! », ajoute ce passionné de 17 ans. On ne se lasse pas de regarder les envolées légères des kitesurfer qui, par un jeu d’inversion des commandes, réalisent des sauts spectaculaires.

 

Encadrement

La météo étant très importante dans cette activité, mieux vaut être encadré par un club sérieux avant d’être autonome. Puis, après une semaine de cours, chacun peut manier l’aile librement. « C’est un sport approchable par toute la famille, dès l’âge de dix ans, mais il est surtout pratiqué à partir de 14-15 ans », précise la FFVL qui regroupe une cinquantaine d’écoles agréées.

 

Entraînement et alternative

Un conseil ? Avant de se mettre au kitesurf, qui nécessite un budget important (2000 euros matériel et cours compris) ainsi que la proximité de la mer, on peut pratiquer le cerf-volant dans un champ, à côté de chez soi. Une fois le vent acquis, il sera beaucoup plus facile de s’approprier le kite.  Et pour ceux qui n’iront pas cette année au bord de la mer, optez pour le dirt windsurfing. Une nouvelle discipline associant skate et aile de planche à voile qui peut se pratiquer en ville, sur un parking, ou sur la plage... A vos wishbones !

 

Alexandra Ronssin

 

 

 

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